SECURIVIANDE
Stratégies préventives de la cancérogenèse colorectale en production et transformation des viandes
(acronyme SECURIVIANDE)
CONTEXTE
La consommation excessive de viandes rouges et de produits à base de viandes est apparue comme facteur de risque de cancer colorectal au travers des études épidémiologiques consolidées. Même si l’augmentation des risques relatifs liés à la viande rouge et aux produits transformés est relativement faible (25-30%), les recommandations du World Cancer Research Fund (WCRF) sont précises et fortes : limiter la consommation de viande rouge (300g/semaine au niveau de la population) et éviter la consommation de produits transformés (charcuteries et salaisons). L’hypothèse majeure est que le fer héminique des viandes augmente la lipoperoxydation, la nitrosation, et la cytotoxicité du contenu fécal : les aldéhydes et les composés N-nitrosés (NOC) produits sont à l’origine de la promotion tumorale. Il paraît donc important de s’investir dans des stratégies préventives afin de limiter ce risque et de ne pas fonder la prévention du cancer seulement sur la réduction ou l’arrêt de consommation. Ces stratégies peuvent se fonder (i) pour les éleveurs, sur des modifications de conduite d’élevage pour modifier les matières premières (teneur antioxydants ou en AGPI n-3 des viandes, par exemple), (ii) pour les industriels, sur des modifications du process de fabrications des produits transformés et (iii) pour le consommateur, sur des recommandations alimentaires précises (association d’aliments complémentaires).
OBJECTIFS
L’objectif de ce projet est de s’investir dans des stratégies préventives afin de limiter le risque de cancer colorectal lié à la consommation de viande rouge et de produits transformés. Compte tenu de l’importance majeure des cancers colorectaux sur la santé publique, il serait nécessaire d’aboutir à des procédés de production (de l’élevage jusqu’au consommateur en passant par la transformation) qui limitent le risque associé à la consommation des produits à base de viande. En terme de santé publique, la consommation de viande rouge et charcuterie est à l’origine de 10 à 25% des cas de cancer colorectal dans les pays où la consommation est la plus forte. Définir des modes de production et de transformation acceptés par le consommateur peut donc aboutir à diminuer significativement l’incidence du cancer colorectal. En termes industriels et économiques, ce projet devra explorer et valider des modes de production nouveaux qui permettent de maîtriser le risque. Ceci doit permettre à terme de proposer aux différents intervenants des filières des stratégies de production préventive et alternative à la production traditionnelle, et ainsi de limiter les pertes économiques pour les filières viande et charcuterie.
PARTENARIAT
Ce programme est piloté par l’Unité sur les Xénobiotiques UMR1089 INRA-ENVT, de Toulouse en collaboration avec :
la Fédération française des Industriels Charcutiers, Traiteurs, Transformateurs de viande (FICT), Paris
l’Association pour le développement de l’Institut de la Viande (ADIV), Clermont-fd :
L’Ifip/ Institut du porc, Paris
l’Unité de Recherche sur les Herbivores (URH), Theix. U1213 INRA, Theix
le SENAH, Rennes. Systèmes d’élevage, nutrition animale et humaine UMR1079 INRA St.Gilles
Laboratoire d’Interface Recherche-Industrie et de Sensométrie de l’UMR1214 FLAVIC INRA (LIRIS), Dijon
Le Centre de Recherche en Nutrition Humaine (CRNH), Clermont.
DURÉE ET COÛT
La durée de ce programme est évaluée à quatre ans. Son coût est estimé à 2 172 545 euros.
ÉTAT D’AVANCEMENT DU PROGRAMME
Ce programme a été proposé dans le cadre de l’appel à projets de l’édition 2009 du programme ANR Alimentation et Industries Alimentaires-ALIA.
CONTACT : Fabrice PIERRE, UMR INRA / ENVT 1089 Xénobiotiques Tel : 05.61.19.32.89 E-mail : f.pierre@envt.fr
InnoViandes PÔLE DE COMPETITIVITE
- Construire des projets collaboratifs
- Faciliter leur financement
- Valoriser les résultats
