DHAMEAT

Comment stimuler le dépôt musculaire des acides gras à chaîne longue n-3, notamment le DHA, chez les animaux producteurs de viande (bœuf, porc, poisson) ?
(acronyme DHAMEAT)

CONTEXTE

Les acides gras polyinsaturés à longue chaîne n-3 (AGPI LC n-3) et plus particulièrement l’acide docosahexaènoïque (22:6 n-3, DHA) jouent un rôle important dans la prévention et le traitement de nombreuses pathologies (cancers, maladies cardiovasculaires, altération des fonctions cognitives au cours de dépressions mentales et des maladies de Parkinson et d’Alzheimer).

La consommation de ces acides gras, notamment de DHA, est déficitaire dans la plupart des pays occidentaux. Actuellement, le DHA est fourni à l’homme essentiellement par les produits de la mer mais les réductions drastiques très prochaines de la pêche en mer pour préserver l’équilibre biologique des océans impliquent l’apport accru de cet acide gras par d’autres sources animales et notamment par la viande (porc, poulet, bovin et poissons d’élevage). L’enrichissement de la viande en DHA pourrait être obtenue en supplémentant la ration des animaux avec des sources riches en AGPI LC n-3 (micro-algues, huiles de poisson). Toutefois, pour l’instant, leur emploi en alimentation animale n’est pas envisageable dans des conditions courantes d’élevage. Une stratégie alternative est la supplémentation de la ration des animaux avec un acide gras précurseur du DHA, notamment l’acide linolénique (18:3 n-3). Toutefois, plusieurs études ont montré que la synthèse de DHA à partir de 18:3 n-3 était généralement limitée chez les vertébrés.

OBJECTIFS

Le présent projet présente 2 objectifs :

  • Identifier avec précision les étapes limitantes de la synthèse de novo du DHA chez trois espèces animales d’intérêt agronomique (porc, ruminant et poisson) représentant plus de 75% de la consommation nationale de viande. De plus, le DHA nouvellement synthétisé peut entrer dans différentes voies métaboliques (peroxydation, β-oxydation, estérification), la proportion de chacune de ces voies pouvant largement influencer la teneur en DHA dans les tissus.
  • Etudier la régulation des principales voies du métabolisme tissulaire du DHA.

Ainsi, une meilleure connaissance des facteurs de régulation régissant l’équilibre entre ces deux voies (synthèse vs. métabolisme) pourrait permettre de moduler le dépôt de DHA dans les muscles et donc la valeur nutritionnelle de la viande.

PARTENARIAT

Ce programme de recherche est conduit par l’Unité de Recherche sur les Herbivores du Centre de recherche INRA de Clermont-Ferrand/Theix (Puy-de-Dôme) en partenariat avec :

  • l’Unité de Nutrition, Aquaculture et Génomique du Centre de recherche INRA de Saint-Pee sur Nivelle,
  • l’Unité Systèmes d’élevage, Nutrition Animale et Humaine du Centre de recherche INRA de Rennes,
  • l’Unité Nutrition et Régulation Lipidiques des Fonctions Cérébrales du Centre de recherche INRA de Jouy en Josas,
  • le CEA de Saclay.

DURÉE ET COUT

La durée de ce programme de recherche est estimée à 3 ans. Le coût de ce programme est évalué à 3.095.384 €.

ÉTAT D’AVANCEMENT

Projet soumis à l’appel à projet de l’édition 2009 de l’ANR Programme Blanc.

CONTACT

Dominique GRUFFAT, Unité de Recherche sur les Herbivores, Centre de Recherches INRA de Clermont-Ferrand/Theix

Tél : +33 (0)4 73 62 42 56

E-mail : dominique.gruffat@clermont.inra.fr

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