Entreprises
UNE IMPORTANCE SOCIO-ÉCONOMIQUE MAJEURE
L’importance socio-économique des industries agroalimentaires au plan national en font un secteur industriel de premier rang. En effet, les industries agroalimentaires représentent le premier secteur industriel français en termes de chiffres d’affaires. C’est le troisième employeur de main d’œuvre au niveau national après les industries mécaniques et de la transformation des métaux.
Les industries agroalimentaires : répartition du chiffre d’affaires par secteur d’activité [1]

Dans le secteur des industries agroalimentaires, les industries de la viande et des produits carnés sont les premières entreprises en termes numérique (1.030 entreprises), de chiffres d’affaires (30.090.000 € HT) et d’emploi (132.080 personnes) d’après les statistiques établies par AGRESTE, année 2004.
Ces constats sont également vrais à l’échelle du Massif Central où les filières viandes (élevages, industries d’abattage et de transformation, artisans bouchers charcutiers) emploient 113.200 salariés. Dans certains bassins d’emploi, les industries agroalimentaires représentent une vraie spécificité.
De plus, la dynamique de l’emploi dans les industries agroalimentaires est meilleure que celle de l’industrie d’une manière générale.
MAIS DES DIFFICULTÉS CROISSANTES
Les industries du secteur de la viande et des produits carnés sont caractérisées par une très faible rentabilité et un manque de fonds propres qui limite leur capacité d’investissement matériel et immatériel. Cette situation peut expliquer que leur effort en matière de recherche-développement soit inférieur à la moyenne nationale.
De plus, elles connaissent des difficultés pour recruter du personnel qualifié qui sont à mettre en relation avec le déficit d’image dont souffrent les métiers de la viande auprès des candidats à la formation ou des demandeurs d’emplois. Ces difficultés sont exacerbées sur certains types de postes en particulier dans le secteur de l’abattage et de la découpe des viandes.
La modification des échanges commerciaux au niveau international se traduit globalement par une diminution des exportations de la filière qui peut s’aggraver par la réduction progressive des soutiens à l’exportation programmée au niveau européen et la montée en puissance des pays émergents.
Les entreprises de la filière viande subissent également les conséquences économiques des crises sanitaires récentes (Encéphalopathie Spongiforme Bovine, grippe aviaire…) et des règlementations sanitaires qui se sont traduites par une augmentation du volume des sous-produits à l’échelle de la filière.
Enfin, les modes de consommation évoluent. La tendance en France est à la diminution de la consommation de viande sous forme brute et à une augmentation de la consommation des produits élaborés (plats cuisinés par exemple).
Pour pérenniser leur existence, les entreprises veulent s’adapter à l’évolution de leur contexte socio-économique. Les programmes de recherche-développement sont un des éléments de réponse des entreprises de la filière viande pour réaliser cette adaptation.
LA REPRÉSENTATION DES ENTREPRISES DANS LE PÔLE
Les entreprises de la filière viande sont représentées dans le Pôle de Compétitivité InnoViandes de plusieurs manières : soit les entreprises adhèrent à titre individuel à un centre technique membre du Pôle, soit elles adhèrent à un syndicat ou une fédération professionnelle ou une interprofession elle-même membre du Pôle de Compétitivité.
Les syndicats, fédérations professionnels et interprofessions représentées dans le Pôle de Compétitivité sont les suivants :
- INTERBEV
- INAPORC
- Confédération Nationale de la Triperie Française
- FIA – Fédération des Industries Avicoles
- FICT – Fédération des Industriels Charcutiers, Traiteurs
- FNEAP – Fédération Nationale des Exploitants d’Abattoirs
- FNCBV – Fédération Nationale de la Coopération Bétail et Viande
- FNICGV – Fédération Nationale des Industriels et du Commerce de Gros de Viandes
- SNIV – Syndicat National de l’Industrie de la Viande
- SNCP – Syndicat National du Commerce du Porc
Les entreprises représentées à travers les centres techniques partenaires du Pôle sont au nombre de 458 et emploient environ 63.453 personnes, soit près de 50 % des effectifs nationaux employés dans les industries carnées.
Les entreprises de la filière viande s’impliquent dans le Pôle de différentes façons :
elles sont porteurs ou partenaires de projets d’innovation privés et généralement confidentiels ;
elles sont partenaires de projets collectifs dans lesquels elles apportent de l’expertise ou des moyens matériels ou financiers ;
elles contribuent à la réflexion stratégique sur les orientations du Pôle et à l’émergence de projets de recherche dans le cadre de réunions organisées ou d’échanges informels ;
certains de leurs membres participent à la procédure de labellisation des projets non confidentiels où leur avis est prépondérant.
InnoViandes PÔLE DE COMPETITIVITE
- Construire des projets collaboratifs
- Faciliter leur financement
- Valoriser les résultats
